Récits de l'équipe

Le Tour des Glaciers de la Vanoise, souvent abrégé en TGV, est bien plus qu'une simple randonnée. C'est une immersion dans un univers de haute montagne, au cœur du premier parc national de France. Cette boucle mythique, qui se décline en plusieurs durées, offre un condensé spectaculaire des paysages alpins : lacs d'altitude aux eaux turquoise, cols panoramiques, glaciers suspendus, et vallées préservées où la faune abonde. L'itinéraire détaillé dans cet article est celui d'une version sportive réalisée en trois jours. C'est Camille, assistante chef de produit sur les séjours guidés en France chez Grand Angle, qui nous partage son expérience. À travers son récit et nos conseils d'experts, nous vous donnons toutes les clés pour préparer votre propre aventure en Vanoise.

Le Tour des Glaciers de la Vanoise (TGV) est une boucle mythique qui offre un concentré de paysages alpins : lacs d’altitude, cols, glaciers, cascades et vallées préservées. Nous avons choisi de réaliser ce tour en trois jours, à deux, avec ma conjointe. Un itinéraire exigeant, mais grandiose à chaque étape.

 

Jour 1 : De Pralognan au refuge de l’Orgère

Le départ se fait de Pralognan (vous pouvez aussi prendre un bus jusqu’aux Prioux pour éviter la partie en forêt, peu intéressante). Avant de partir, il est possible de faire le plein d’eau aux toilettes publiques proches de la mairie. Le début de l’étape traverse la forêt avant que le paysage ne s’ouvre progressivement à l’approche des Prioux. Le sentier devient un peu plus raide après ce hameau, mais sur une courte distance.

La montée se poursuit ensuite sur un large chemin, régulière dans l’ensemble jusqu’au 11ᵉ km. Puis, une série de lacets plus raides mène au croisement pour le refuge de Péclet. Nous faisons une pause déjeuner un peu au-dessus, avec une vue magnifique sur les sommets alentour, la vallée paraît déjà bien loin.

De Pralognan au refuge de l’Orgère

La montée continue progressivement jusqu’à un vaste champ de cairns : attention à ne pas trop s’y avancer, le col se trouve sur la droite. La première partie se fait dans les cailloux, avec peu de marquage, mais les cairns aident bien à se repérer. La fin de la montée se fait sur un sentier raide et étroit. Arrivées au col de Chavière (2798 m), la récompense est à la hauteur de l’effort : un panorama à couper le souffle, considéré comme l’une des plus belles vues du GR5 selon certains randonneurs.

De Pralognan au refuge de l’Orgère

Il est aussi possible de passer par le col d’Aussois et le refuge du Fond d’Aussois pour une version plus courte du Tour des Glaciers, mais souvent plus fréquentée.

Nous redescendons à travers les alpages et les moutons,

De Pralognan au refuge de l’Orgère moutons

puis prenons la variante qui permet de rejoindre plus rapidement le refuge de l’Orgère, sans suivre le GR5. Le refuge surplombe la vallée de la Maurienne, avec une superbe vue. Nous dormons dans un dortoir de 6 personnes. Le repas est excellent : soupe, fromage, diots-polenta et dessert. La gardienne nous offre un petit digestif maison. Le petit déjeuner, bien que composé de gâteaux faits maison, manque peut-être un peu de salé

 

Jour 2 : Du refuge de l’Orgère au refuge de l’Arpont 

La plus longue journée du tour, mais aussi l’une des plus spectaculaires, avec ses sentiers en balcon et ses paysages grandioses. Depuis le refuge de l’Orgère, deux options s’offrent à vous : passer par le col du Barbier ou celui de la Masse. Nous choisissons le col du Barbier, plus simple et plus judicieux avant cette longue journée. Le début est doux, légèrement descendant, idéal pour dérouler les jambes. Après 2 km, la montée commence : courte (environ 2 km) mais raide, avec des passages à plus de 20 %. Nous faisons une pause en sortant de la forêt pour grignoter un peu, le petit-déjeuner n’était vraiment pas très consistant.

Le sentier en balcon domine ensuite la vallée de la Maurienne, vallonné et paisible, jusqu’au col du Barbier. Les lacs du Plan d’Aval et du Plan d’Amont se dévoilent peu à peu. Nous les contournons par un sentier qui donne l’impression d’être seules au monde : des ruisseaux, des montagnes, aucun bruit, juste la nature.

Du refuge de l’Orgère au refuge de l’Arpont

Nous descendons ensuite vers le Plan d’Amont,

Du refuge de l’Orgère au refuge de l’Arpont

 avant de remonter de l’autre côté jusqu’au refuge de la Fournache. Nous continuons jusqu’au refuge de Plan Sec pour la pause déjeuner. Important : faites le plein d’eau ici, car il n’y a pas de point d’eau jusqu’au refuge de l’Arpont.

On croise le haut du télésiège venant d’Aussois, point d’entrée possible du TGV, puis on poursuit sur un sentier en balcon vallonné pendant 3 km. S’ensuit une montée régulière d’environ 3 km, qui offre à son sommet une vue splendide sur Val Cenis et Termignon.

Du refuge de l’Orgère au refuge de l’Arpont

Vers le 25ᵉ km, nous croisons un troupeau de moutons avec, en arrière-plan, les sommets emblématiques de la Vanoise.

Du refuge de l’Orgère au refuge de l’Arpont

Un virage à gauche dévoile un pierrier qui paraît impressionnant de loin. Sensibles au vertige, nous demandons à des randonneurs si le passage est aussi exposé qu’il en a l’air, ils nous rassurent, et ils avaient raison : le sentier est large, stable et bien tracé.

Du refuge de l’Orgère au refuge de l’Arpont

Nous continuons tranquillement jusqu’au refuge de l’Arpont, précédé d’une magnifique cascade.

cascade vanoise

Le refuge est grand mais chaleureux, et nous avons la chance d’avoir un petit dortoir de six personnes. Le personnel est accueillant, le refuge propre et le repas copieux. Les douches sont payantes, mais nous avons eu droit à de l’eau froide gratuite. Le petit déjeuner est encore une fois un peu léger et manque de salé.

 

Jour 3 : De l'Arpont à Pralognan, le final grandiose

Les jambes tirent après deux grosses journées ! La montée débute d’entrée, raide sur les deux premiers kilomètres, mais la vue sur le lac de la vallée opposée motive à continuer. 

vanoise panorama

 On progresse ensuite sur des rochers avant d’atteindre un plateau offrant une superbe vue sur le glacier du Pelve.

De l'Arpont à Pralognan, le final grandiose

Le sentier traverse plusieurs ruisseaux et petits lacs d’altitude avant de retrouver un balcon qui s’élève progressivement dans un pierrier entre deux montagnes.

De l'Arpont à Pralognan, le final grandiose

Après cette montée, le chemin devient plus large et s’adoucit, longeant un ruisseau au pied des glaciers.

De l'Arpont à Pralognan, le final grandiose

On passe ensuite le lac du Col de la Vanoise et le lac Rond avant d’arriver au refuge du Col de la Vanoise.

De l'Arpont à Pralognan, le final grandiose

Beaucoup s’y arrêtent pour manger, mais nous préférons déjeuner sur la grande plateforme ensoleillée devant le refuge, parfaite pour se détendre.

La descente débute juste après. Nous choisissons les petits sentiers sur la gauche, plus raides et techniques, pour éviter la grande piste fréquentée. Arrivées au célèbre lac des Vaches, nous traversons ses galets, un passage emblématique et magique.

De l'Arpont à Pralognan, le final grandiose

La descente continue ensuite soit par les petits sentiers annexes, soit par la grande piste, jusqu’au sommet du télésiège du Génépi. Vous pouvez vous arrêter là et redescendre en télésiège : cela évite environ 3 km et 580 m de dénivelé négatif. Sinon, la descente se poursuit le long des pistes, avec quelques portions en forêt.

Et pour bien finir la rando : arrêtez-vous déguster une crêpe à la crêperie Les Mouch’Du en arrivant à Pralognan, un vrai réconfort après ces trois jours !

Nous avions laissé la voiture rue du Doron pendant le tour : stationnement gratuit et sans souci.

 

Partir sur le Tour de la Vanoise avec Grand Angle

Ce récit vous a donné envie de chausser vos chaussures de randonnée ? Le Tour des Glaciers de la Vanoise est une aventure accessible, à condition de bien la préparer. En partant avec Grand Angle, vous choisissez la sérénité. Nous nous occupons de la réservation des refuges, une tâche qui peut s'avérer complexe en haute saison.

Préparer le Tour des Glaciers de la Vanoise demande une bonne organisation afin de profiter pleinement de cette aventure alpine : la période idéale s’étend de fin juin à mi-septembre, lorsque les sentiers sont dégagés et les refuges ouverts, même si des névés peuvent subsister en début de saison et que la météo reste changeante. Ce trek exige une solide condition physique, surtout dans sa version sportive de 3 jours (75 km et plus de 4000 m de dénivelé), tandis que les formats en 4 ou 5 jours, plus accessibles, permettent de mieux gérer l’effort. L’itinéraire est modulable selon le niveau et le temps disponible, avec un départ classique depuis Pralognan-la-Vanoise ou d’autres accès possibles, et des variantes allant d’une boucle rapide pour randonneurs aguerris à une version plus progressive, idéale pour découvrir sereinement les paysages du massif.

Que vous optiez pour un séjour accompagné par un de nos guides experts qui partagera avec vous sa connaissance de la faune, de la flore et de l'histoire du parc, ou pour une formule en liberté avec un carnet de route détaillé, vous partez l'esprit léger, certain de vivre une expérience authentique. N'hésitez pas à contacter nos conseillers pour concevoir ensemble le trek qui vous ressemble.

Partager l'article sur

Idées voyages