En Équateur, l’altitude impose vite son rythme. Après la Colombie et la Bolivie, Guillaume et Laura ont marché dans la Sierra, partagé le quotidien d’un refuge et échangé avec des guides de montagne. Leur récit partage les rencontres et les apprentissages de ce trek au pays des volcans.
Vous trouverez ici leurs repères sur l’acclimatation, les transports et l’accompagnement local. Pour une ascension glaciaire, choisissez un professionnel qualifié. Pour un autre regard sur la marche en altitude, poursuivez avec notre récit de trek au Pérou.
Quatre régions et une Sierra volcanique
L’Équateur comprend quatre grandes régions : les Andes, l’Amazonie, la côte Pacifique et les Galápagos. Notre voyage s’est surtout déroulé dans la Sierra andine, avec quatre jours aux portes de l’Amazonie.
Les altitudes changent rapidement dans cette partie du pays. Le Chimborazo dépasse 6 200 mètres et le Cayambe atteint 5 790 mètres. Pour nous, cette géographie a eu une conséquence très concrète : nous avons augmenté progressivement l’effort et accepté d’adapter nos projets à notre acclimatation.

Géographie de l’Équateur © Guillaume Lorimier
Langues et cultures : ce que nous avons appris
Nos rencontres nous ont conduits à mieux écouter les mots employés et à découvrir la diversité des peuples du pays. La Constitution équatorienne reconnaît le castillan comme langue officielle ; le kichwa et le shuar sont des langues officielles de relation interculturelle. Les autres langues ancestrales ont un usage officiel dans les territoires de leurs peuples.
Nous avons aussi entendu parler de l’Inti Raymi. L’expression signifie « fête du Soleil ». Cette célébration andine liée au cycle agricole prend des formes différentes selon les communautés.

Masque traditionnel andin photographié en Équateur © Guillaume Lorimier
Se déplacer : notre expérience des bus
Pendant notre séjour, le bus nous a souvent permis de relier les villes de la Sierra et les départs de randonnée. Dans les gares routières que nous avons utilisées, chaque compagnie disposait de son comptoir et les départs étaient fréquents. À bord, un receveur passait généralement encaisser les billets.
Goûter la cuisine rencontrée en chemin
Dans les marchés et les petites adresses, nous avons souvent retrouvé le maïs et la pomme de terre. Nous avons particulièrement apprécié le locro de papas, une soupe de pommes de terre souvent servie avec du fromage et de l’avocat, ainsi que les empanadas. Les fruits variaient selon les régions traversées.
Demander les plats du jour nous donnait aussi l’occasion d’échanger sur leur préparation.

Cuisine rencontrée pendant le voyage © Guillaume Lorimier
Un mois au refuge Punanti
Nous avons consacré un mois à un volontariat dans un refuge situé vers 3 600 mètres, près du Cayambe. Nous avons participé à la vie du lieu, aidé à construire un canal d’eau et repéré des itinéraires avec la personne qui gérait alors le refuge. Cette durée nous a surtout appris à composer avec l’altitude et la météo plutôt qu’à chercher immédiatement un sommet.

Séjour au refuge Punanti en Équateur avec Antoine © Guillaume Lorimier
Au moment de notre passage, Antoine développait des séjours avec hébergement, randonnées guidées et acclimatation. Nous l’avons accompagné lors de sorties et aidé à préparer des descriptifs, des fiches sur la faune locale et des traces GPS.

Repérage d’un itinéraire près du Cayambe © Guillaume Lorimier
Nous avons aussi participé à une minga, un temps de travail collectif consacré ici à un projet utile au village. Cette expérience nous a permis de contribuer à une tâche précise et de découvrir une pratique communautaire.
Choisir un guide de montagne en Équateur
Au fil du voyage, nous avons discuté avec cinq guides de haute montagne de leur formation et de leur métier. Depuis cette rencontre, les cursus ont évolué. L’Association équatorienne des guides de montagne présente aujourd’hui le programme de son école, ses conditions d’entrée et son annuaire. Elle indique aussi que certains de ses formateurs ont été formés à l’ENSA de Chamonix et selon les standards de l’UIAGM.
Choisissez un guide qualifié pour l’activité prévue, notamment sur glacier. L’altitude, les crevasses et l’évolution rapide des conditions demandent des compétences spécifiques.
Nous avons notamment rencontré Juliana García et écouté son retour sur la place des femmes dans ce métier. L’ASEGUIM la répertorie aujourd’hui parmi les membres de son équipe de formation.

Juliana García, guide de montagne en Équateur © Guillaume Lorimier
Retrouvez également l’interview de Carlos :
Adrien Ozanon · Carlos Ecuador Baños
Ce que nous retenons de ce trek en Équateur
Après environ deux mois et demi dans le pays, nous avions progressé dans la gestion de l’humidité et de l’effort entre 3 000 et 4 500 mètres. Notre séjour au refuge nous avait donné du temps pour nous acclimater et observer l’organisation locale des sorties.
Le voyage s’est achevé au Cayambe, dont le sommet principal culmine à 5 790 mètres. Une ascension sur glacier ne se transpose pas d’un récit à un projet personnel : les conditions, l’expérience du groupe et l’encadrement doivent être évalués au moment du départ.

Randonnée près du Cayambe en Équateur © Guillaume Lorimier

Ascension du Cayambe en Équateur © Guillaume Lorimier















